dimanche 9 novembre 2014

La destruction de l'amour...




Petite brève, écrite en un jet rapide, qui devait être un statut facebook...  Un simple constat alarmant, qui ne date pas d'hier, mais qui se trouve mis en mot simplement...



Les filles d’aujourd’hui, c’est une généralité et surtout pas un propos universel, fort heureusement - à chacun de cerner la distinction, s’appellent presque toutes Manon, Chloé ou Julie… elles sont étudiantes en sciences molles, pensent que fumer est encore un signe de rupture avec le conformisme (elle ne connaissent pas Berneys, pardonnez-les, pauvre pêcheresses…), elles se créent des masques quelque soit les noms de ceux-là : chirurgie, sur-maquillage ou burqua… A la quête d’une identité qu’elles n’ont pas, qu’elles ne peuvent avoir… elles se veulent et se voient femmes, femmes-enfants, mère, directrice et prostituée à la fois. Difficile de tenir tant de rôles, d’autant plus lorsque l’on croit qu’au moindre lâcher-prise c’est une forme de domination masculine qui s’empare de vous.

  Elles se veulent rebelles et libérées, plus que jamais, elles sont conformistes et aliénées… au marché, à la fausse subversion, à leur libido contrariée et renversée qui prétend s’étendre (notamment sur les réseaux sociaux) et fait croire à ce qu’il n’est pas en réalité… ça demande à baiser, mais ça ne baise pas, parce que c’est trop nobles pour cela…

  les femmes d’aujourd’hui ont la vie difficile, et je le dis le plus sincèrement du monde, une vie de dominé à qui il a été dit qu’il pouvait devenir dominateur - mais si dans la sphère privée c’est arrivé, pour le plus grand mal, dans la sphère sociale, les femmes ne sont plus femmes… des machines, quand ce n’est pas des machins-objets sexuels ou pure marchandises d’entreprises, bureaucrates idolâtres.

  Le constat est triste et difficile, surtout lorsqu’on a 20ans, qu’on est à Science po, qu’on est belle et qu’on pense encore que ce n’est pas par la cuisse qu’on va y arriver.. Et pourtant… 
  Le constat est triste pour les femmes, il l’est aussi pour les hommes, mais surtout pour les relations des uns avec les autres… Jamais nous ne nous étions vraiment compris, mais aujourd’hui, tout est rompu… J’entends : « c’est mal fait… », simplement parce que ce n’est pas fait, ce serait plus simple sinon, mais c’est à nous de le faire… Alors heureusement, comme le propos est général et non universel, certains sauvent leur épingles du jeu. Quel force il faut avoir et quel courage il faut pour être deux et comprendre que ce que l’idéologie dominante appelle conformisme est en fait révolution en ces temps d’inversions de toute valeur…
  A trop chercher l’amour, là où on l’a détruit nous en perdons la liberté, mais à créer un amour sincère, nous la retrouvons...

  J'ai cru connaître, j'ai même connu sans doutes, un temps cet amour, éloignés des fausses subversions, pour être harmonisation et liberté... Mais ça ne devait pas être tout à fait juste, il s'est finalement aussi envolé...


Loïc Chaigneau

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