samedi 22 novembre 2014

Lutter dans le vide...

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   Bon, je n'ai pas le droit d'en diffuser davantage, parce que ca relève de la propriété intellectuelle blablabla... Mais c'est un cours de fac... ON pourrait s'y tromper et penser que ce n'est que de la pleurniche d'un cas particulier (celui de Madame la professeurE), mais non, voyons c'est un cours, dont l'intitulé bien sûr est "philosophie du genre" - Ca se serait intitulé "jérémiades d'une mal baisée " su été plus clair et précis, m'enfin...
Je vous laisse juger à quelle échelle de pensée se place le féminisme et l'academisime. Il est sûr qu'avec de tels combats d'emancipation, le Capital n'a qu'a bien se garder - trembleezzzz !

"Avant d’en venir à l’analyse du genre, et à l’analyse linguistico-politique de la paire « sexe/genre », revenons rapidement sur l’asymétrie genrée de la langue qui forme nos catégories de pensée. Nous avons en France appris à penser dans une langue qui valorise le masculin et nous habitue à sa prédominance, qu’il s’agisse de majorité numérique, quantitative (le pluriel) ou qualitative, d’importance et de valeur (le général, l’universel). Comparez les féminins et masculins des termes usuels qui concernent les métiers ou les titres de compétence sociale pour vérifier cette hallucinante asymétrie dans laquelle nous vivons. Je cite volontiers les termes d’« entraîneur » et « entraîneuse », de « maître » et de « maîtresse » pour permettre à chacun.e de vérifier à quel point la politique d’asymétrie sexuelle de la grammaire témoigne de processus de subordination et fossilise des situations d’assujettissement : le masculin exerce une domination là où le féminin dénote une disponibilité sexuelle. J’insiste sur ce fait qui correspond à ma situation d’enseignante-chercheuse, ayant été confrontée comme toutes mes collègues lorsque j’ai été nommée maîtresse de conférence à l’université à ce dilemme : fallait-il dire maître de conférence (plus noble) plutôt que « maîtresse », plus embarrassant, vous en conviendrez, mais pourtant vraiment indispensable pour transformer les catégories de la langue, les assouplir, nous les approprier plutôt que d’être incorporées par elles ? Depuis que je suis professeure (avec un e), le problème ne se pose plus mais vérifiez autour de vous combien de mes collègues se drapent plus volontiers dans un « professeur », estimant la légitimation et la généralité de la fonction réfractaire à sa féminisation. Habituons-nous à féminiser, bannissons les masculins de valorisation, les « Madame le directeur » réservant directrice aux activités subalternes de type directrice d’une école maternelle... et parlons d’auteure, d’écrivaine aussi facilement que de musicienne, même si ces termes sont moins courants." (C'est un cours ou une cellule de militance "féministe" ? On s'y perd...)

Ah ces affreuses collègues assujetties à la domination masculine de Merkel, Tatcher et Bettencourt, j'vous jure !
Le problème avec les débats sociétaux c'est qu'ils font oublier les enjeux sociaux, Or, l'un ne va pas sans l'autre, au minimum de ce qui est acceptable... Et surtout, le social peut corriger la sociétal...

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